Karine CHEVALLIER, Assistante pastorale
Les textes de ce dimanche peuvent sembler exigeants. L’appel à la conversion y est fort, et Jésus nous invite à un changement radical de cœur. Mais l’image du figuier, dans l’Évangile, ouvre une perspective d’espérance : même s’il ne porte pas encore de fruits, il ne sera pas coupé immédiatement. On lui laisse du temps. Il recevra soin et attention pour qu’il puisse enfin donner ce qu’il est appelé à produire.
Cette parabole nous éclaire sur le sens profond du Carême. Ce temps n’est pas seulement un moment d’effort ou de privation ; il est surtout une occasion de prendre soin de notre relation avec Dieu. Nous sommes invités à examiner nos vies, non pour nous condamner, mais pour voir comment nous pouvons mieux accueillir la grâce du Seigneur. Comme le figuier, avons-nous besoin d’être nourris par la prière, la Parole de Dieu, les sacrements ? Avons-nous besoin d’être allégés de ce qui nous encombre et nous empêche de grandir ?
Le Carême est ce moment où nous laissons Dieu travailler la terre de notre cœur. Avec patience et confiance, Il nous façonne, pour que nous puissions porter du fruit en son temps. Acceptons ce temps comme une chance offerte, un chemin de croissance et d’espérance.